Concours général agricole :
Des produits ardéchois (vins, charcuteries, confiture, apéritif) sont également candidats au concours général agricole. Nous espérons de nombreuses médailles pour récompenser la qualité du travail des entreprises agroalimentaires ardéchoises.
La laiterie Carrier, entreprise à dimension humaine, fait vivre le territoire ardéchois, tant par sa zone de c
ollecte de lait bio que par certains modes de commercialisations nouveaux. 800 000 litres de lait bio sont maintenant collectés sur le plateau ardéchois auprès de 8 éleveurs bovins lait. Guillaume Hoppenot est responsable collecte, logistique et relation producteurs.
En 1998, 8 producteurs du plateau ardéchois étaient motivés pour passer en bio car cela correspondait à leurs convictions. Ils ont pu recevoir une écoute favorable à la laiterie Carrier qu’ils livraient déjà. A la sortie de la crise de la vache folle, les échos étaient positifs et le contexte ardéchois de production s’y prêtait bien. Le bio devint alors un projet d’entreprise dès cette année-là. En 2001, les conversions prennent fin et la commercialisation en produits bio débute alors : yaourt, fromage blanc et lait UHT. Malheureusement, la crise de la vache folle n’a pas eu d’impact durable sur les consommateurs, le soufflet est un peu retombé. Seulement 30% du lait bio était valorisé comme tel, même si les producteurs percevaient quand même une plus value sur le bio. Aujourd’hui environ 85% du bio est valorisé comme tel, il y a très peu de déclassement.
Se convertir à l’idée puis à la méthode
Lors du départ à la retraite d’un des éleveurs bio en 2007, la laiterie bat la campagne pour motiver des candidats à la conversion et maintenir le niveau de production. Agri Bio Ardèche essaie de sensibiliser les éleveurs conventionnels mais « cela a été difficile, il y a peu de volontaires sur le bio. Il y a beaucoup de freins, surtout psychologiques ». Finalement, petit à petit, grâce aux échanges entre les producteurs et avec les opérateurs, le GAEC des Sucs « se convertit à l’idée puis à la méthode ». Même si le volet économique est une porte d’entrée pour le bio, Guillaume Hoppenot insiste sur les convictions qui doivent animer l’éleveur pour que ça marche bien.
Livrer la restauration collective, une image dont on est fier
Actuellement, les gammes bio sont valorisées dans différents circuits : magasins bio, GMS et surtout la restauration collective. Dans ce dernier débouché, en forte croissance, la laiterie propose tous les produits de la gamme (lait, fromage blanc, yaourt nature, crème, beurre…) dans les établissements scolaires de la région qui introduisent régulièrement des produits bio. Outre que « la restauration collective représente un grand nombre de clients en bio, c’est surtout un travail dont on est fier, une image qui nous correspond ». Sur certains produits, il est parfois difficile de fournir, comme le beurre qui nécessite d’arriver à valoriser en parallèle le lait UHT ½ écrémé. Et le beurre « il est bon, il est bio donc il marche », notamment auprès des pâtissiers ou autres transformateurs (Ravioles St Jean…) Et actuellement, est-ce un désir d’augmenter le volume bio ? Aujourd’hui, 16% du volume total est en bio et dégage quasiment 15% du chiffre d’affaires. Même si les ventes en bio marchent plutôt bien, les grandes entreprises vont bientôt inonder le marché avec les fins de conversion qui approchent, donc il faut attendre un peu, ne pas trop accélérer. La restauration collective va se développer de plus en plus et cela demande certains investissements en laiterie pour suivre la demande, ça tire l’entreprise vers le haut. Cependant, le système d’appel d’offre limite l’approvisionnement car il ne favorise pas forcément le local (ex : les collèges de la Drôme n’ont pas retenu d’opérateurs « dromardéchois» pour la fourniture des produits laitiers)
Améliorer le lien avec la zone de production
Aucun produit bio de la laiterie n’est vendu sur la zone de production du plateau, les éleveurs bio de la laiterie ne se retrouvent pas forcément dans le développement des gammes et des marques bio. Guillaume Hoppenot souhaiterait créer davantage de lien entre la laiterie et les éleveurs bio. La participation de la laiterie à la fête du lait bio 2012 (le 3 juin), chez Denis Jouffre, est une bonne occasion de mettre en avant tout le processus : du lait bio, au yaourt dégusté par les enfants. Le bio doit aussi trouver ses spécificités dans la contractualisation entre les éleveurs et la laiterie, un accord se construit. Des échanges devraient être organisés par Corabio et Bioconvergence en janvier.
Enfin des changements dans la réglementation bio comme les questions sur l’attache des bovins pourraient avoir des conséquences dramatiques pour toute la filière.
32 fermes réparties sur l’ensemble du territoire rhônalpin composent le réseau des fermes de démonstration. L’objectif est d’avoir une vitrine de l’agriculture biologique, de montrer en quoi c’est un mode de production viable et vivable au niveau économique, social et environnemental.
Ce réseau a été constitué spécifiquement pour recevoir des visites d’agriculteurs conventionnels, de candidats à l’installation, de jeunes en formation agricole, de techniciens agricoles… 6 exploitations agricoles sont fermes de démonstration en Ardèche (lait, petits fruits, apiculture, arboriculture, maraîchage et polyculture-élevage). Que les questions soient techniques ou économiques, les échanges sont souvent riches et appréciés des agriculteurs et des visiteurs. Nous vous encourageons donc à utiliser ce réseau et à en parler autour de vous !
Pour plus de renseignements, contacter Agri Bio Ardèche au 04 75 64 93 73
Retrouvez ci-dessous un article paru dans l’Avenir Agricole de l’Ardèche, le 19 janvier.
Découvrez l’entreprise Bourganel, dans ce reportage d’Ardèche développement.
Spécialisée dans la fabrication et la vente de bières artisanales, la Brasserie Bourganel est implantée au cœur de la petite ville de Vals-les-Bains, près d’Aubenas. Forte d’une gamme de bières déjà moult fois récompensées, son gérant Christian Bourganel souhaite toujours conserver une longueur d’avance; c’est d’ailleurs dans cette optique que l’entreprise s’est lancée dans de nouveaux investissements, soutenue par Ardèche Développement via son dispositif d’aide aux entreprises agroalimentaires.
Découvrez l’entreprise Hélix Eyrieux, dans ce reportage d’Ardèche développement
L’escargot : un sujet qui tombe à pic, histoire de vous mettre un peu l’eau à la bouche en cette période de fêtes de fin d’année et de leurs immuables festins de Balthazar! Imaginez ces succulents gastéropodes cuits, aillés et persillés à point, dégageant un fumet des plus appétissant… L’équipe gourmande d’Ardèche Développement se devait de s’intéresser à l’activité de l’entreprise Hélix Eyrieux, spécialisée dans la production et la transformation d’escargots, que le Département vient d’accompagner dans l’extension de son atelier de transformation.
Rouge, blanc, gris ?
Tout savoir sur les vins rosés d’Ardèche.
Avec leur goût sec et fruité, leur robe ensoleillée, les rosés d’Ardèche sont synonymes de plaisirs. Festifs et spontanés,
ils n’ont besoin d’aucun cérémonial pour être appréciés. A l’apéritif entre amis, avec toutes sortes de cuisines, celles de tous les jours ou celles plus exotiques, les Rosés d’Ardèche sont reconnus pour leur saveur, leur fraîcheur… et leur convivialité ! Les rosés représentent environ 25 % de la récolte viticole du Sud de l’Ardèche.
Les rosés de l’Ardèche :
Les gris de cabernet ou de grenache sont souvent des vins rosés à la robe très claire et brillante. Frais, secs et fruités, ils s’imposent à l’apéritif et sur les poissons grillés. Proches des blancs par leur structure, ce sont des vins d’été par excellence. D’autres rosés plus classiques sont secs, souples et vifs, fruités et floraux, parfois assez charnus avec une note de terroir : ils ont encore leur place à l’apéritif avant d’accompagner charcuteries, viandes blanches, grillades et Picodons. Après deux ou trois ans, ils s’arrondissent et prennent des notes évoluées qui les destinent plus aux viandes qu’aux poissons, sauf certaines espèces de caractère telles le rouget ou la sardine.
Enfin les rosés de Syrah, reconnaissables à leur robe soutenue, ont un caractère sauvage, buissonnier, épicé ; le terroir
est souvent marqué, surtout dans les Côtes du Vivarais Rosés, ce qui leur donne une originalité particulière. Parfois
corsés, jamais lourds, mais présentant toujours une bonne fraîcheur persistante qui s’atténue seulement après deux
à quatre ans de garde, ils s’affirmeront avec l’agneau, les ragoûts et toutes les recettes de style méditerranéen.
Pleins feux sur les vignes de l’AOC Saint-Péray
Elles grandissent sur un socle granitique, couvert de limons, loess et débris calcaires. Les coteaux présentent un relief tourmenté et un profond vallon provoquant un microclimat un peu frais au sein d’une région continentale plus chaude. L’appellation Saint-Péray s’étend sur 2 communes Saint-Péray et Toulaud, ce qui correspond à une superficie de 52 ha avec une production annuelle de 1682 hectolitres. Les cépages utilisés sont la Marsanne et/ou la Roussanne à la fois pour les vins “tranquilles” et les vins effervescents. Le vignoble de Saint-Péray a traversé les âges depuis l’époque romaine et a connu un formidable essor en 1825 avec l’apparition de la méthode champenoise. L’AOC Saint-Péray propose aujourd’hui deux vins de grande qualité que sont les Saint-Péray “tranquilles” et “effervescents”. Le Saint-Péray “tranquille” a une robe d’or pâle et un nez de fleurs fraîchement cueillies. En bouche, le vin tranquille est léger, vif et de bonne fraîcheur. Le Saint-Péray “effervescent” a une robe jaune et il possède un bouquet floral et d’agrumes. C’est un vin vif, léger, sec et rafraîchissant.
NOUVEAU : Rhône Crussol Côtes du Rhône, une destination labellisée “Vignobles et découvertes”
Le label “Vignobles et découvertes” vise à promouvoir le tourisme sur le thème de la vigne et du vin. Il est attribué pour une durée de 3 ans à des destinations proposant une offre de produits touristiques multiples et complémentaires : hébergement, restauration, visite de caves et dégustation, musées et événements. Il doit permettre à la fois :
• de développer l’efficacité touristique de ces destinations viticoles par une meilleure mise en valeur de leurs richesses et mise en réseau de leurs acteurs ;
• de développer globalement l’image, la notoriété et les ventes pour tous les acteurs de la filière du tourisme viticole.
Aujourd’hui, 30 prestataires sont labellisés sur ce territoire et véhiculent les marques “Vignobles et découvertes”.
Parmi eux, des restaurateurs, des hébergeurs, les sites touristiques (Ardèche Miniatures, Château de Crussol, grottes
et Musée de Soyons, etc.), et surtout des viticulteurs. Tous sont regroupés autour de la même mission, la mise en valeur de l’oenotourisme. Seulement 10 destinations retenues sur l’ensemble du territoire français.
Pour les Côtes-du-Rhône, Rhône Crussol est l’unique destination à avoir obtenu le label. Il met ainsi à l’honneur ses trois appellations : Cornas, St-Péray et pour une partie Saint-Joseph. Ce label est l’occasion de mettre un coup de projecteur sur une partie du territoire qui n’a plus rien à prouver en matière de viticulture. La preuve, il partage le label avec des territoires prestigieux comme la Bourgogne, le Cognac, Les pays de la Loire, le Sud Ouest…
Ils ont bien du caractère les vins d’Ardèche ! AOC Côtes du Rhône, Côtes du Rhône Village, AOC Côtes du Vivarais, IGP
Vins de Pays d’Ardèche, offrent aux connaisseurs une gamme étendue de vins élégants et authentiques qui revendiquent leurs terroirs.
AOC Côtes du Rhône Méridionales
Les vignobles s’étendent sur 4 communes du canton de Bourg-St-Andéol à l’extrême sud de l’Ardèche. Les sols arides
et caillouteux offrent des vins reconnus par leur finesse et leur fruité. Les blancs possèdent finesse et équilibre, les rouges sont des vins généreux qui se font volontiers complices des gibiers ou d’un navarin d’agneau.
AOC Côtes du Vivarais
Élaborés à partir de cépages “nobles”, les Côtes du Vivarais sont cultivés sur le territoire de 14 communes : 9 en sud
Ardèche et 5 du Gard. L’aire de production s’étend principalement du plateau calcaire des Gras de part et d’autre des
somptueuses Gorges de l’Ardèche. Une belle homogénéité avec des vins qui expriment leurs terroirs par des saveurs
minérales et des structures oscillant entre tendresse et charpente…
IGP Ardèche vins de Pays des Coteaux de l’Ardèche
Depuis le 1er août 2009, les Vins de Pays sont entrés dans la catégorie des Indications Géographiques Protégées (IGP). Il ne s’agit pas d’une nouvelle catégorie de vins mais une reconnaissance comme signe officiel de qualité au niveau européen. En Ardèche, le passage à l’IGP est légitime et naturel grâce, entre autre, à leur identité fortement liée à leur territoire et à la qualité des produits. Issus de la géologie colorée du département, ils offrent aux connaisseurs une gamme étendue de vins authentiques et typés qui revendiquent leurs terroirs. Le Viognier, cépage blanc cultivé dans la région de Valvignières donne une excellente “vendange d’octobre”. Dans les environs de Rosières, en Cévennes ardéchoises, on peut déguster des cépages anciens comme le Chatus en rouge, que quelques viticulteurs passionnés ont remis au goût du jour.
Les AOC Côtes du Rhône septentrionales et ses 4 grands crus.
Ce vignoble s’enracine sur la rive droite du Rhône depuis des millénaires. Cette vigne, juchée sur des coteaux parfois
abrupts, offre un spectacle saisissant. De l’extrême nord du département jusqu’à hauteur de St-Péray s’étalent ces prestigieuses appellations, nées de l’intime alliance du fleuve et de la vigne…
• Condrieu : blanc
Issu exclusivement du cépage viognier, Limony est le seul village ardéchois à produire une partie de cette appellation.
Ce vin blanc à la robe d’or pâle dégage au nez un puissant bouquet de violette, d’iris et d’abricot.
• Cornas : rouge
Ce Côtes du Rhône charpenté, puissant, aux arômes de sous-bois, de fruits rouges et de poivre, de truffe et de
réglisse lorsqu’il vieillit réjouit les palais des connaisseurs.
• St-Péray : voir article de la semaine prochaine
• St-Joseph
Sur une bande de 40 km, l’appellation St-Joseph offre des vins issus de trois cépages : Syrah pour les rouges,
Marsanne et Roussane pour les blancs. Les vins présentent une grande complexité aromatique, légèrement
épicés et corsés pour les rouges, rappelant l’acacia en blancs, ils offrent avec le vieillissement l’occasion de belles
découvertes.
Plus d’informations sur : www.ardeche-wines.com et www.inter-rhone.com


